Vacances Martinique

Le tremblement de terre

Un comique a eu l'idée saugrenue d'annoncer à la radio le lendemain du tremblement de terre "après DEAN, et la Dengue, voici le séisme Dong." ça m'a un peu fait sourire jaune.

Nous avons donc effectivement connu le tremblement de terre confirmé 7,3 sur l'échelle de Richter. Là encore, plus de peur que de mal... Nico était dehors, en bas d'un immeuble, il n'a pas paniqué, au contraire d'une dame qui a surgi de ce même bâtiment en hurlant.

J'étais au rez-de-chaussée d'un collège, avec une classe d'élèves. A peine avons-nous réalisé ce qu'il se passait que certains étaient déjà sous les tables, puis nous nous sommes ensuite précipités dehors... en quelques secondes nous étions sur la pelouse à regarder les bâtiments souffrir. Nous sommes restés suffisamment longtemps dans la classe pour pouvoir voir les fissures se former et avoir la tremblotte pour plusieurs longues minutes après l'alerte. Dans la cour : cris, pleurs, malaises... voici ce qui me restera surtout de cet épisode. Puis les sirènes des pompiers, le réseau de télécommunication saturé alors que nous avions besoin de secours... les embouteillages de folie aussi pendant plusieurs heures. Bref, un vent de panique. La radio annonçait des immeubles et des maisons de Fort-de-France effondrés ou manquant de s'effondrer... un glissement de terrain sur la commune du Morne Rouge, des incidents matériels dans les villes du Nord Atlantique, des étages de l'hôpital de Trinité devant être évacués, des défenestrations... un climat de crise bien plus impressionnant à mon sens que pour DEAN, car un événement imprévu et imprévisible.

Les jours suivants, une psychose s'est installée, confortée par les dizaines de répliques plus ou moins ressenties. Nous, nous n'avons rien perçu... mais mes collègues oui, alors même que j'étais avec eux ! Certains métro voulaient repartir en France, certaines familles martiniquaises de "là-bas" demandaient à leurs proches de les rejoindre... Le dimanche suivant le séisme, les églises de Martinique, déjà bien fréquentées habituellement, étaient pleines. Et puis il y a eu la rumeur d'un prochain tsunami, bien relayée par les médias. Une voyante qui avait évidemment vu ce qui se passerait, prédit même pour le 12 décembre une réplique plus forte, le big one ? ? Aujourd'hui ma chef m'a dit que c'était pour lundi dernier ! ah bon alors...

La psychose semble un peu s'être calmée mais les rumeurs persistent. Du coup, j'avoue qu'au travail ou à l'appart j'ai bien repéré le trajet le plus court que j'avais à emprunter pour être à l'abri. Je n'ai pas encore fait de sac de survie, pourtant conseillé, je le ferai peut-être ... si j'ai le temps.

Quant au collège ? il est fermé jusqu'en janvier, on a déplacé les 1 300 élèves en attendant d'avoir construit des préfas pour donner les cours sur le parking de l'établissement. Celui-ci daté des années 60, pourrait bien ne pas survivre à une secousse plus forte ou plus longue.

Photos dans une rue commerçante de Fort-de-France. Le toit du parking de l'immeuble s'est effondré, ce qui pouvait faire céder les toits des magasins qui se trouvaient dessous. (Pas de blessés.)

 
 

Mr Paréo

Voici le personnage INCONTOURNABLE de la plage des Salines... Mr PAREO

 

NOël dans la rue...

Les jeunes foyalais ont encore été inspirés par Noël cette année... en plus du classique bonnet rouge à étoiles clignotantes, on peut aujourd'hui voir encore plus recherché...

     

Coucher de soleil depuis l'embarcadère de Fort-de-France

   

Le soleil et la dame couchée

Ma copine Karine a immortalisé le coucher du soleil sur "la Dame couchée" - Morne Larcher- pas mal du tout hein ? (pour situer, Morne Larcher est juste en face du Diamant, dans le sud de l'île)

Les maisons qu'on aime

Au cours de nos ballades ou de nos trajets voiture, nous avons repéré quelques belles maisons. Elles sont malheureusement parfois à l'abandon... à moins que nous soyons tout particulièrement attirés par les cas désespérés !